La Compagnie Daru présente

pièce en douze morceaux de Michel Vinaver

Espace et lumières - Phase 1

Espace et lumières - Phase 2

Attitudes...

Situations...

 

texte de Michel Vinaver

conception : Nicole Charpentier Christian Chabaud
interprétation : Christian Chabaud
direction du jeu :
Nicole Charpentier
espaces sonores :
Philippe Angrand
fabrication et régie : Nicolas Charentin
texte édité par l’Arche

éditeur création & production : Compagnie Daru www.polemarionnette.com
e-mail : cie.daru@wanadoo.fr

coproductions théâtre Le Vanves - Festival MAR.T.O. -Scènes Croisées de Lozère ville de La Norville - Les Champs de la Marionnette villes de Ste-Geneviève-des-Bois & Morsang-sur-Orge

diffusion : Anne-Françoise Cabanis 06 07 99 61 65 / af.cabanis@wanadoo.fr

 

C’est une première tentative de communication ouverte des questions “ intimes “ que l’on se pose au cours du travail théâtral...

Ces notes sont écrites spontanément et indifféremment par Nicole Charpentier ou Christian Chabaud qui conçoivent le spectacle ensemble, conjointement, au fur et à mesure des répétitions du spectacle...

Cependant, il est certain que leurs points de vue vont se personnaliser, non pas nécessairement en opposition (après temps d’expériences artistiques complices - voir l'histoire de la Compagnie Daru...) mais en différenciation naturelle, l’une dirigeant le jeu comme regard extérieur au plateau, l’autre l’interprétant... l'une, femme et mère; l'autre, homme et père et ancien ado... l'une dramaturge et plasticienne, très sensible à la couleur; l'autre, scénographe et comédien, très sensible aux volumes... l'une au regard étendu, l'autre aux aguets...

Christian Chabaud :

Non par besoin de soigner cette bonne schizophrénie bien connue des marionnettistes - elle est inguérissable -, mais par la nécessité absolue de communiquer sur le travail artistique entrain de se réaliser, (c’est-à-dire de témoigner de ce travail d'entrée dans le réel de nos aspirations imaginaires et émotionnelles provoquées - ici - par le texte de Vinaver).
C'est probablement due à notre prise de conscience de cette “ distance “ de plus en plus forte qui s’installe aujourd'hui entre les artistes en général et le public; cet écart de perception de la “ chose artistique “ entre ceux qui la “produisent “ et ceux qui la “ consomment “. Cet écart est devenu fossé, fracture, incompréhension. Le carnage social dû à la crise de l'intermittence en est la pire des preuves.
Notre monde hyper-communiquant tourne si vite que la notion d'oeuvre s'est perdue. Elle ne porte plus que la référence à une valeur économique, boursière. Il n’y a plus d’oeuvre : tableaux, spectacles, opéras, sculptures, textes, musiques, etc. . Il y a des PRODUITS CULTURELS. Et qui dit “ produit “ dit “ consommation “. Dinosaures, nous ne pouvons plus supporter cet état de fait d'avant cataclysme (image réconfortane par son ampleur, mais réalité déjà installée !), même si des pans entiers de la société des hommes des pays riches (nous en sommes) s'y résolvent, y compris dans les milieux dits " culturels ", évoluant en milieux économico-culturels, industrio-culturels, techno-culturels.

 

Du secteur privé au service publique (termes de l'ancien vingtième siècle), chacun se reconnaîtra ! Le spectateur que nous accueillerons pour écouter les mots de Michel Vinaver, auteur authentique, et voir les formes que nous leur avons données, ne pourra venir simplement " consommer " DISSIDENT, IL VA SANS DIRE. Il va sans dire. Que ce journal y participe. C'est notre souhait. Naïveté ? Rendez-vous au théâtre...


Christian Chabaud :

Les marionnettes sont faites : têtes dessinées au caractère “ le plus humain “possible, corps composés d’une structure en tubes d’aluminium noircis, caoutchouc mousse d’isolation calorifique, articulations éxécutées comme de véritables prototypes de mécanismes artisanaux (par notre jeune-vieux complice Nicolas Charentin), mais découpées en contre-plaqué naturel (façon école tchèque)...
Le dispositif est fait. Notre parti-pris est le respect naturel des mots de l’auteur. Il est d’ailleurs corroboré par sa forte (et fondée) mise en garde contre ce qu’il appelle “ la mise en trop “ (l’ajout de “ bonnes idées “ de mise en scène, de scénographies surchargée et autres signes théâtraux lourds !).
Le texte ne donne quasi aucune indication d’espaces, ni de moment de journée ou autre temporalité. L’épure s’est imposée à nous dès le début, rejoignant en cela celle de l’écriture.
L’espace est donc formé d’un simple plateau rectangulaire blanc, très réfléchissant de la moindre intensité lumineuse, ce qui permettra d’infinies nuances de lumière avec peu de moyens d’éclarage. Ce plateau est à hauteur de table, puisque le choix s’est porté sur des marionnettes-mannequins de taille semi-humaine (environ 80 cm). ( à suivre)

La Compagnie Daru - 2004 - Pôle de la marionnette en Essonne - est subventionnée par le ministère de la Culture (DRAC Ile-de-France), le conseil Régional d’Ile -de-France, et le conseil Général de l’Essonne et les villes de La Norville et Saint-Germain-lès-Arpajon